miércoles, 14 de octubre de 2026

Gaza / Israël: analyse depuis le Costa Rica du nouveau rapport de Francesca Albanese sur la responsabilité des médias dans le génocide toujours en cours à Gaza

 

Gaza / Israël: analyse depuis le Costa Rica du nouveau rapport de Francesca Albanese sur la responsabilité des médias dans le génocide toujours en cours à Gaza

Nicolas Boeglin, Professeur de Droit international public, Faculté de droit, Université du Costa Rica (UCR).  

Contact : nboeglin(a)gmail.com. 

Une version en espagnol de cette note est également disponible ici.

 

Trois ans après le début des opérations de destruction totale de la bande de Gaza menées par Israël, en « représailles » à l’attaque perpétrée par le Hamas le 7 octobre 2023, dont nous avions alerté la dérive insensée menée par Israël dès les premiers jours accompagnée de discours incendiaires de la part de ses plus hautes autorités (Note 1), les experts et divers organes des Nations Unies qualifient ces opérations militaires de génocide, toujours en cours en ce mois d’octobre 2026. Face au drame indicible qui sévit, la responsabilité du traitement de l´information soulève des questions tout à fait légitimes : lorsqu'il s’agit d’expliquer au monde ce qui se passe à Gaza, l’impression de bien des observateurs est que des consignes sont partagées au sein de nombreuses rédactions des grand médias, notamment occidendaux. 

On reproduit en tout ou partie le narratif des autorités israéliennes, on laisse planner un doute sur toute information provenant directement de personnes vivant à  Gaza, et sur celle provenant d’experts invités sur des plateaux de televisión ou de la radio, en particulier lorsqu’ils utilisent certaines qualifications juridiques qui déplaisent en Israël, et l'on minimise par des éléments de langage, la souffrance de la population civile palestinienne. On omet de signaler que l'aide humanitaire urgente dont a besoin cette population exténuée vivant dans des abris de fortune est bloquée par Israël depuis trois ans, et l'on insiste avec des images qui font le tour du monde lorsque seuls quelques convois humanitaires peuvent y entrer. Quant aux chiffres exact concernant le nombre de victimes, dès le mois de novembre 2023, une des grandes spécialistes en France sur le Moyen Orient avait dénoncé "l'indécence" de les mettre en doute, lors d'un emission télévisée (voir video). Indécence? C'est bien le mot utilisé: indécence.

La manière très particulière dont diverses agences de presse internationales et divers médias, tant nationaux qu’internationaux, ont « informé » le monde pendant ces trois années depuis le 7 octobre 2023, tendant à minimiser les exactions commises par Israël à Gaza, est analysée dans le dernier rapport de la Rapporteuse spéciale sur le territoire palestinien occupé, la juriste italienne Francesca Albanese.

Son rapport se concentre sur trois aspects particuliers : d'abord sur l’élimination physique des journalistes palestiniens et des mesures visant à les intimider, sur le contrôle absolu de l’information en Israël sur ce qui se passe à Gaza, et enfin, sur un domaine qui devrait (enfin…!) soulever quelques débats houleux en Europe et aux Etats Unis ainsi qu'au Canada: la reproduction en mode automatique par les médias occidentaux et par les plateformes numériques, du narratif israélien consistant  à légitimer les crimes commis et à faire des analyses sur la situation  à Gaza avec des éléments de langage empruntés à ce narratif.

Francesca Albanese est un femme plus que courageuse : elle a cette fois la bravoure dans ce rapport de démontrer la complaisance des grands médias internationaux visant a déshumaniser les palestiniens, afin de rendre bien plus acceptable ce qui est inacceptable de tout point de vue. Son rapport ne lui fera pas que des amis au sein des directions de grand médias internationaux cités dans certaines notes en bas de page.


Photo extraite de cette note de la BBC intitulée "El tribunal de la historia nos juzgará. Y su conclusión será implacable con los que niegan que hay genocidio en Gaza": Francesca Albanese, relatora de la ONU", edition du 19 décembre 2024


Le rapport : quelques extraits

Le rapport de Francesca Albanese s'intitule « La vérité sous les décombres : les médias à l'heure du génocide ». Le texte intégral de ce rapport A/81/249 est disponible ici. Sa lecture intégrale est recommandée. Le communiqué de presse officiel du Haut Commissariat pour les Droits de l´Homme disponible ici est du 21 juillet 2026. Or, une recherche rapide sur n'importe quel moteur de recherche sur la toile montre que ce dernier rapport de Francesca Albanese n'a pratiquement pas été diffusé dans les grands médias internationaux, bien qu'il ait été traduit dans toutes les langues officielles des Nations Unies : cette omission devrait pouvoir un jour donner lieu à une explication et bonne et due forme.

Aux paragraphes 14-15 de ce rapport, on peut lire que :

14. Depuis octobre 2023, les forces israéliennes ont tué près de 300 journalistes et en ont blessé plus de 400. Si certains ont été tués lors d’attaques aveugles contre des zones civiles, environ 70 ont été tués dans le cadre de représailles engagées du fait de leur activité professionnelle. Beaucoup portaient des gilets et des casques de presse, transportaient du matériel ou se trouvaient dans des véhicules et des tentes clairement identifiés, ce qui, plutôt que de permettre à l’armée israélienne de repérer et de protéger les professionnels des médias, a facilité leur prise pour cible.

15. Israël justifie le fait de prendre pour cible des journalistes en les faisant passer pour des combattants. En droit international humanitaire, les journalistes ne perdent la protection dont bénéficient les civils que s’ils participent directement aux hostilités, et la charge de la preuve incombe à l’agresseur ; il existe une présomption du statut de civil. Ni l’affiliation, ni la situation professionnelle, ni les opinions exprimées n’atteignent le seuil de la participation aux hostilités. Israël inverse cette norme, en qualifiant les journalistes de « terroristes » ou d’« agents du Hamas » – souvent à titre posthume et sur la base de preuves non divulguées ou discréditées – afin de légitimer des homicides illicites”.

On lit également aux paragraphes 39-41 que:

“ 39. Les infrastructures de télécommunications sont réputées être des infrastructures civiles en droit international humanitaire, et l’argument générique avancé par Israël selon lequel la connectivité servirait les intérêts du Hamas ne saurait ni réfuter cette présomption ni satisfaire aux conditions devant être réunies pour justifier une attaque dirigée contre un bien de caractère civil. Ces attaques contre les infrastructures et les travailleurs des télécommunications constituent donc des attaques illicites contre des civils et des biens de caractère civil. En coupant à plusieurs reprises les communications, Israël isole inévitablement la population civile, entravant ainsi l’accès aux informations vitales, aux alertes en cas d’attaque et aux services d’urgence, tout en violant le droit du public à rechercher et à recevoir des informations.

40. Les journalistes cherchent d’autres recours pendant les coupures de communication : ils utilisent des cartes e-SIM étrangères ou se connectent aux réseaux égyptiens ou israéliens, qui ne sont accessibles que dans certaines zones – principalement près des frontières –, tout en étant d’un coût prohibitif et sujets à des saturations fréquentes. Lorsqu’ils les utilisent, ils exposent leur localisation, ce qui augmente le risque d’attaque.

41. Les assassinats de journalistes identifiés, les frappes visant leur domicile et leur famille, ainsi que la destruction d’infrastructures médiatiques et de télécommunications au caractère civil présumé constituent des crimes de guerre, à savoir des meurtres délibérés et des attaques intentionnelles contre des civils et des biens de caractère civil. Le fait de prendre délibérément pour cible les proches des journalistes afin d’empêcher la diffusion d’informations constitue en outre une punition collective interdite et une forme d’intimidation contre des personnes protégées. Ces actes s’inscrivent dans le cadre d’une attaque généralisée et systématique dirigée contre la population civile de Gaza. Dans ce contexte, les assassinats de journalistes et leur persécution en raison des opinions politiques qui leur sont attribuées constituent des meurtres et des persécutions constitutifs de crimes contre l’humanité. Cependant, se contenter d’analyser ces actes uniquement sous le prisme des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité reviendrait à donner une vision incomplète de la situation. Dans le cadre du génocide en cours, l’élimination systématique des témoins médiatiques et la destruction des moyens de documentation constituent des preuves de l’intention génocide. Ces actes révèlent une volonté non seulement de détruire un groupe protégé, mais aussi d’éliminer les conditions permettant de constater, de documenter, de garder en mémoire et, à terme, de juger cette destruction”.

Le paragraphe 66, qui devrait intéresser certaines salles de rédaction en Europe, mais aussi certaines associations et syndicats de journalistes, se lit quant à lui ainsi:

“66. L’accès produit l’influence. Une analyse de contenu montre que les médias occidentaux puisent abondamment dans des sources israéliennes, les responsables et les groupes de pression israéliens bénéficiant d’un accès privilégié aux dirigeants des médias, notamment à la BBC. Les lignes éditoriales internes montrent comment cette influence se traduit concrètement. Le manuel éditorial de la BBC, par exemple, exclut Gaza de la liste des territoires occupés et reprend la description « privilégiée » par le Gouvernement israélien, lequel qualifie la Cisjordanie et Gaza de territoires « contestés », sans préciser que cela est contraire au droit international. La BBC avance également l’affirmation trompeuse selon laquelle « les avant-postes ne sont pas des colonies » et qu’ils sont « très différents », car ils ne sont pas autorisés par le Gouvernement israélien et « passent outre » ce dernier. Or, différents gouvernements israéliens ont protégé et légalisé rétroactivement des avant-postes illégaux, élargissant ainsi la colonisation illégale. De la même manière, des directives du New York Times qui ont fuité recommandent la prudence quant à l’utilisation de termes tels que « génocide », « nettoyage ethnique » et « territoire occupé », et enjoignent aux journalistes de n’utiliser le terme « Palestine » que « dans de très rares cas »”

Le paragraphe 72 explique enfin que:

“72. Lorsque certains faits ne pouvaient plus être niés ni « camouflés », les médias ont souvent omis ou minimisé la responsabilité d’Israël. Une analyse de contenu a révélé que la BBC l’avait fait dans 83 % des gros titres concernés et le New York Times dans 65 % d’entre eux . Un exemple frappant est celui du meurtre de Hind Rajab par les forces israéliennes, que la BBC continue de présenter sous le titre : « Hind Rajab, 6 ans, retrouvée morte à Gaza quelques jours après avoir lancé des appels à l’aide »”.

Les recommandations du rapport (paragraphes 94-99) sont sans appel, et concluent en indiquant clairement que:

“99. Les organisations de journalistes, la société civile et le grand public devraient défendre celles et ceux qui dénoncent les atrocités, exiger que les responsables rendent des comptes et continuer à appeler l’attention sur le sort des journalistes détenus et disparus ; ils ne devraient jamais oublier que le journalisme cesse de remplir sa mission d’intérêt public lorsqu’il se borne à relayer les affirmations du pouvoir en place au lieu de les passer au crible”.

 

Quelques réflexions sur le travail inébranlable de Francesca Albanese

La lecture intégrale de ce dernier rapport est recommandée pour mieux comprendre le processus de déshumanisation des victimes palestiniennes auquel se sont livrées d’innombrables salles de rédaction à travers le monde, ainsi que l’instrumentalisation politique de la souffrance des victimes israéliennes de l’attaque perpétrée le 7 octobre 2023 par les autorités israéliennes actuelles (et leurs relais aux en Europe, aux Etats Unis et au Canada). 

Le manque de solidarité manifesté par d’importantes associations de professionnels des médias envers les journalistes délibérément assassinés par Israël à Gaza, mais aussi au Liban, met en évidence le niveau auquel certains dirigeants de ces organisations (y compris les associations de presse en France) ont pu s’abaisser. Soit dit en passant, on n’a pas beaucoup lu, pendant trois longues années, de la part des associations de professionels en médecine, de communiqués concernant la situation qui règne à Gaza, la destruction systématique du réseau hospitalier et des ambulances, l’assassinat délibéré de médecins palestiniens ou leur incarcération injustifiée par Israël, ni le fait que Gaza concentre le plus grand nombre d’enfants amputés dans le monde.

Malgré une intense campagne de dénigrement menée contre la juriste Francesca Albanese par les Etats Unis et Israël, relayée par des cercles  d’influence proches de ces pays,  l’Espagne lui a décerné, en mai 2026, la plus haute distinction de l’Ordre du Mérite civil (voir le communiqué du Palais de la Moncloa). Il s’agit d’une reconnaissance par l’Espagne qui pourrait bien inspirer de nombreux autres États et entités à travers le monde, compte tenu de la puissance de ses rapports et surtout de la justesse de ses analyses, et ce depuis son tout premier rapport intitulé « Anatomie d’un génocide » présenté en 2024 (voir hyperlien).

Dans le cas du Costa Rica, la Universidad de Costa Rica (UCR) lui a décerné sa plus haute distinction, le doctorat honoris causa, qu’elle devrait venir recevoir dans les prochains mois (voir l’article du Semanario Universidad de mars 2026): sa venue au Costa Rica suscite quelques craintes au vu de l'alignement des actuelles autorités du Costa Rica avec Israël et son allié inconditionnel étasunien (Note 2). En avril 2025, on a signalé une tentative de la part d’un ancien étudiant de l’UCR visant à remettre en cause la validité de cette décision du Conseil universitaire de l’UCR, tentative qui, comme on pouvait s’y attendre, a échoué (voir la note du Semanario Universidad). On ignore les chiffres précis concernant le nombre de diplômés de l’UCR, pour évaluer la pertinence des « démarches » entreprises par un seul diplômé contre la décision de la plus haute instance au sein de l’UCR.

 

En guise de conclusion

Ce nouveau rapport de Francesca Albanese devrait interpeller la profession du journalisme dans de nombreuses régions du monde et ouvrir un débat au sein de certains salles de rédaction. Il est fort probable qu’il expose son autrice à de nouvelles campagnes menées par Israël et les États-Unis (ainsi que leurs cercles d’influence) visant à l’intimider et à la discréditer, cette fois-ci  (espérons que non…) avec la complicité de certaines rédactions des médias cités dans son rapport.

En février 2026, une « fake news » avait servi de prétexte à la France pour annoncer officiellement qu’elle l’accuserait devant les Nations Unies : un montage somme toute assez grossier auquel se sont prêtées les autorités françaises actuelles, analysé dans cet article de ce média numérique. Sans se laisser intimider le moins du monde, dans sa « Réponse à mes détracteurs », publiée dans Le Monde Diplomatique (disponible ici) un mois plus tard, Francesca Albanese a mis en évidence à quel point la diplomatie française peut parfois se montrer malléable lorsqu’il s’agit d’accuser ceux qui critiquent l’action insensée d’Israël à Gaza sans aucun fondement. Sauf erreur de notre part, à ce jour le mot “excuse officielle” de la part du Quai d´Orsay est toujours en mode  “attente”. À la suite de cette bourde de la part des plus hautes autorités françaises, l’association JURDI a d’ailleurs déposé une plainte devant la justice française contre les autorités françaises pour diffusion de fausses informations (voir son communiqué, dont la lecture est fortement recommandée).

Récemment, la technique consistant à intimider les voix critiques à l’égard de ce qui se passe à Gaza et les journalistes d’investigation israéliens s’est à nouveau confirmée dans le cas des réalisateurs du documentaire « Naza », présenté lors de la Biennale de Venise de 2026 et qui a suscité une longue ovation de la part du public : ce documentaire effraie non seulement les milieux politiques et militaires en Israël, comme le souligne le titre même de cet article publié dans Magazine+972 en Israël. On notera, pour revenir au Costa Rica, que la projection de "Naza" ces jours prochains a donné lieu à des manoeuvres assez grossières afin de dénigrer les directeurs des salles qui ont accepté de le projeter (voir note de Doble Check de la UCR et intitulée "Impact Channel fabricó noticia sobre presión para exhibir ‘Naza’ en Cine Magaly").

Des manoeuvres similaires devraient voir le jour contre Francesca Albanese: et ce ne serait pas la première fois qu’on cherche à réduire Francesca Albanese au silence et à l’intimider. En effet, en juillet 2025, nous avions eu l’occasion d’analyser, dans un article publié sur le site de la UCR, les sanctions insolites adoptées par les États-Unis à l’encontre de cette courageuse juriste italienne, intitulé « Gaza-Israël : depuis un Costa Rica indifférent, notes sur les sanctions des États-Unis contre Francesca Albanese ». Un texte (Note 3) dans lequel nous concluions déjà à l’époque en soulignant que :

«Les vociférations et gesticulations de toutes sortes, désormais habituelles, auxquelles Israël et l’actuelle administration américaine ont eu recours pour discréditer le travail de Francesca Albanese, n’impressionnent plus guère, sauf dans certains petits cercles gravitant autour des ambassades d’Israël. »

Inébranlable et infatigable dans sa lutte en vue d'obtenir une justice pour les victimes d'atrocités, telles sont également les qualités qui ont récemment été reconnues à une juriste hors pair lors de l’attribution du prix Nobel de la paix, le 9 octobre dernier, à la juge sud-africaine Navanethem Pillay (plus connue sous le nom de Navi Pillay) : ce prix prestigieux vient récompenser son travail en faveur du droit et de la justice pour les victimes. Il faut se rappeler que Navi Pillay ces dernières années a été appelée à présider la Commission d’enquête indépendante sur la situation en Palestine, dont les rapports sont disponibles depuis 2021 ici. L’une de ses premières interventions publiques après le 7 octobre 2023 (en avril 2024) résonne comme un avertissement clair, resté sans écho auprès de nombreux Etats : voir à ce sujet le texte intégral de son intervention. Dans le rapport de septembre 2025, les conclusions de cette commission étaient sans appel : ce à quoi on assiste à Gaza est clairement un génocide (voir l’hyperlien officiel et le texte du rapport présenté à cette occasion).

 

Note 1: Dès le mois d´octobre 2023, nous avions eu l'occasion d'alerter sur le fait que la réaction israélienne allait rapidement dégénérer et que le "siege total" annoncé par ses plus hautes autorités militaires allait se confirmer, et s'amplifier avec le bombardement de zones densément peuplées de Gaza : voir  BOEGLIN N., "Voz experta: Ataque de Hamás desde Gaza y el "asedio total" de Gaza anunciado como respuesta israelí", site officiel de la UCR, édition du 30 octobre 2023. Texte intégral disponible ici. Une version antérieure avait été publiée dans ElMundo.cr, et ce dès le 10 octobre 2023 (voir texte).


Note 2: Cet alignement est mis en évidence avec l´initiative de la nouvelle Présidente depuis le mois de mai 2026 concernant le transfert de l´ambassade du Costa Rica en Israël de Tel-Aviv à Jérusalem et la volonté d' approuver un Accord de Libre Echange (ALE) signé le 8 décembre 2025 entre le Costa Rica et Israël. Voir cet article paru dans El Pais (Espagne) au mois de mai 2026 sur le sujet et notre note publiée en septembre 2026 et intitulée: "Se puede fomentar el libre comercio ... ¿ignorando obligaciones jurídicas internacionales? A propósito del trámite de aprobación del TLC entre Costa Rica e Israel", disponible dans son intégralité ici. Fort peu relayés dans les grand médias au plan international sont aussi le fait que l'ancien Président du Costa Rica entre 2022-2026 est le seul chef d'Etat s'étant moqué publiquement de la tragédie indicible des populations civiles de Gaza (voir note du Semanario Universidad du 4 juillet 2025) et le fait que le seul Ministre des Relations Extérieures en fonction ayant obtenu le prix "Jérusalem" est le chef de la diplomatie du Costa Rica entre le mois de mai et septembre 2026 (voir communiqué officiel du Ministère des Relations Extérieures du Costa Rica en date du 24 aout 2026).


Note 3: Cf. BOEGLIN N.,  "Voz experta: Gaza-Israel: desde una Costa Rica omisa, apuntes sobre las sanciones de Estados Unidos contra Francesca Albanese", site de la UCR, édition du 22 juillet 2025. Texte intégral disponible ici. 



domingo, 11 de octubre de 2026

Gaza / Israel: desde una Costa Rica omisa, análisis del reciente informe de Francesca Albanese sobre la responsabilidad de los medios de prensa en el genocidio en curso en Gaza


Gaza / Israel: desde una Costa Rica omisa, análisis del reciente  informe de Francesca Albanese sobre la responsabilidad de los medios de prensa en el genocidio en curso en Gaza


Nicolas Boeglin, Profesor de Derecho Internacional Público, Facultad de Derecho, Universidad de Costa Rica (UCR). Contacto: nboeglin(a)gmail.com. Una versión en francés de este mismo texto está disponible en este enlace.


Introducción

Se acaban de cumplir tres años desde el inicio de las operaciones de destrucción total de la Franja de Gaza por parte de Israel, en "venganza" al ataque perpetrado por Hamás el 7 de octubre del 2023, con operaciones militares que se advirtió en su momento que iban rapidamente a degenerar en el "asedio total" anunciado por las mismas autoridades militares israelíes, y ello desde el mismo mes de octubre del 2023 (Nota 1). 

Esta masacre a gran escala que no se ha logrado frenar en estos últimos tres años, califica como un genocidio, siempre en curso, según expertos y diversos órganos de Naciones Unidas. 

La responsabilidad de los medios de prensa plantea algunas interrogantes muy válidas en cuanto al tratamiento de la información cuando se trata de cubrir periodísticamente  lo que ocurre en Gaza al resto del mundo, y ha interpelado a algunos pocos especialistas que han detectado algunas coincidencias que comparten  muchas salas de redacción en el mundo, en las que:

- se reproduce, total o parcialmente, la versión oficial que brindan las autoridades israelíes; 

- se siembra la duda sobre cualquier información procedente directamente de personas que viven en Gaza, así como sobre la de los expertos invitados a participar en radio o televisión cuando utilizan ciertos términos jurídicos que desagradan a Israel y recuerdan las obligaciones internacionales que pesan sobre Israel como Estado ; y 

- se minimiza, mediante un lenguaje eufemístico, el sufrimiento de la población civil palestina. 

Además, mientras se omite señalar que la ayuda humanitaria urgente que necesita esta población civil extenuada, que vive en refugios improvisados, lleva tres años bloqueada por Israel, se insiste con imágenes que dan la vuelta al mundo cuando solamente unos pocos convoyes humanitarios pueden entrar a Gaza. En cuanto a las cifras exactas sobre el número de víctimas, ya en noviembre de 2023, una de las más reconocidas especialistas en Francia sobre Oriente Medio denunciaba la «indecencia» de ponerlas sistematicamente en tela duda, durante un programa de televisión (véase vídeo). En nuestro caso, tuvimos la posibilidad de explicarle al Consul de Israel en Costa Rica que este argumento no tenía mayor asidero de una manera que al parecer lo incomodó ya que no quisó continuar la discusión, en un programa radial en el que participó en el mes de noviembre del 2023: véase video, después de que el locutor le indicara al diplomático israelí un “Amir, Amir, no me obligue a decirle mentiroso“, mn. 2:03:40 en adelante.


El informe en breve

La peculiaridad de la cobertura periodística por parte de diversas agencias internacionales de noticia y medios de prensa, sea a nivel nacional, sea a nivel internacional, tendiente a minimizar las exacciones a las que se libra Israel en Gaza desde hace más de tres años, es analizada en el último informe de la Relatora Especial sobre el Territorio Palestino Ocupado, la jurista italiana Francesca Albanese.

El informe se centra en tres aspectos muy concretos en materia de información que se inter-relacionan y contribuyen al cerco informativo campante para que no se sepa con exactitud lo que realmente ocurre en Gaza: 

- la eliminación física de periodistas palestinos y su intimidación así como a sus familiares;

- el control total de la información en Israel, que al prohibir el ingreso de la prensa internacional a Gaza, se garantiza un verdadero cerco sobre datos relacionados a lo que ocurre en el terreno y;

- la reproducción automática por parte de los medios de comunicación occidentales y de las plataformas digitales de la narrativa israelí, que consiste en legitimar los crímenes, minimizar las exacciones observadas en Gaza contra la población civil palestina y poner en tela de duda  cualquier tipo de información que provenga directamente de los habitantes en Gaza.

Se trata de un informe que debería suscitar un álgido debate en Europa, Estados Unidos y Canadá, pero también en América Latina: un continente en el que el gremio de profesionales de la comunicación se ha mostrado indiferente a lo que sufren sus colegas palestinos (salvo alguna que otra excepción) y en el que varias salas de redacción influyentes se han prestado para reproducir sin mayor reserva la narrativa oficial israelí, con editoriales, analistas y "expertos" que parecieran inspirados por comunicados oficiales de las embajadas de Israel en América Latina. Ya en esta entrevista del 2025, titulada "Francesca Albanese: Western media amplify the deshumanisation of Palestinians", se podía leer por parte de esta jurista italiana que:

"Because what has happened to journalism, especially from the perspective of Gaza, is shocking. There have been no foreign correspondents, which doesn’t mean that there have been no journalists. In fact, 220 journalists have been killed. And just for using the pictures and for relying on the information provided by the journalists who have been slaughtered, those in the capitals of Europe or other Western countries should have been more respectful. Instead, there has been a lack of solidarity, which is appalling. Very little denunciation".



Foto extraída de esta nota de la BBC titulada "
El tribunal de la historia nos juzgará. Y su conclusión será implacable con los que niegan que hay genocidio en Gaza": Francesca Albanese, relatora de la ONU", edición del 19 de diciembre del 2024


Algunos extractos del informe a modo de ilustración

Este nuevo informe de Francesca Albanese se titula "Truth under the rubble: media in the time of genocide". El texto integral de este informe A/81/249 está disponible en este enlace (en francés) y en este otro (en inglés) y su lectura completa se recomienda. 

Una rápida consulta con cualquier motor de búsqueda en la red evidencia la casi nula difusión de este último informe de Francesca Albanese en los grandes medios de información en esta primera quincena del mes de octubre, pese a haber sido traducido en todos los idiomas oficiales de Naciones Unidas (véase enlace). Una explicación debería algún día verlo (el día...!) en aras de explicar tan extraña omisión por parte de las principales cadenas internacionales de información.

Su versión integral en castellano está disponible en este enlace. 

En el punto 15 de su informe, leemos que:

"15. Israel ha justificado los ataques contra periodistas presentándolos como combatientes. Según el derecho internacional humanitario, los periodistas solo pierden la protección de que gozan como civiles si participan directamente en las hostilidades, y la carga de demostrarlo recae en quien ataca, ya que se presume su condición de civiles. La afiliación, la relación laboral o las opiniones expresadas no alcanzan ese umbral. Israel ha invertido este criterio al calificar a los periodistas de “terroristas” o “agentes de Hamás” —a menudo de manera póstuma y sobre la base de pruebas no reveladas o desacreditadas— para dar apariencia de legitimidad a homicidios ilícitos". 

Más adelante, el punto 39 se lee como sigue:

"39. En virtud del derecho internacional humanitario se presume que la infraestructura de telecomunicaciones tiene carácter civil y la alegación general de Israel de que la conectividad beneficia a Hamás no puede desvirtuar esa presunción ni satisfacer los requisitos para atacar un bien de carácter civil. En consecuencia, estos ataques contra infraestructuras y trabajadores de las telecomunicaciones constituyen ataques ilícitos contra civiles y bienes de carácter civil. Al provocar reiteradamente apagones de las comunicaciones, Israel ha aislado, como era de esperar, a la población civil, impidiendo el acceso a información vital, alertas sobre ataques y servicios de emergencia, vulnera al mismo tiempo el derecho del público a buscar, recibir y difundir información".

En el punto 66, se señala por parte de la relatora Francesca Albanese que:

"66. El acceso determina la influencia. El análisis de contenido demuestra que los medios occidentales dependen en gran medida de fuentes israelíes, y que los funcionarios y grupos de presión israelíes gozan de un acceso privilegiado a los responsables de la adopción de decisiones en los medios, incluida la BBC. Las directrices editoriales internas muestran cómo esa influencia se traduce en la práctica. La guía de estilo de la BBC, por ejemplo, excluye a Gaza del territorio ocupado y especifica que la descripción “preferida” por el Gobierno de Israel para la Ribera Occidental y Gaza es la de territorios “en disputa”, sin indicar que ello es contrario al derecho internacional. La BBC también afirma de manera engañosa que los “puestos de avanzada no equivalen a asentamientos” y que son “muy diferentes” porque los puestos de avanzada no están autorizados por el Gobierno de Israel y “lo desafían”. Sin embargo, distintos Gobiernos israelíes han protegido y legalizado retroactivamente puestos de avanzada ilegales, ampliando así la colonización ilegal. De manera similar, directrices internas filtradas de The New York Times aconsejan cautela respecto del uso de términos como “genocidio”, “limpieza étnica” y “territorio ocupado”, e instruyen a los periodistas a utilizar el término “Palestina” únicamente “en casos muy excepcionales” ". 

En el punto 72, que interesará a los costarricenses que fueron masivamente a ver la película Hind Rajab, leemos que:

"72. Cuando ciertos hechos ya no pudieron seguir negándose ni “camuflándose”, la cobertura informativa con frecuencia omitió o minimizó la responsabilidad de Israel. Un análisis de contenido ha concluido que la BBC actuó de ese modo en el 83 % de los titulares pertinentes y The New York Times en el 65 %. Un ejemplo particularmente ilustrativo es el caso de Hind Rajab, asesinada por fuerzas israelíes, cuya muerte sigue siendo presentada por la BBC bajo el titular: “Hind Rajab, de 6 años, hallada muerta en Gaza días después de realizar llamadas pidiendo ayuda” ".


Foto extraída de artículo de prensa publicado en Israel por Magazine+972, titulado "
Gaza’s buildings are collapsing on top of us. But there’s nowhere else to shelter", en su edición del 13 de octubre y disponible en este enlace

Nos permitimos reproducir sus últimas tres recomendaciones, las cuales deberían interpelar a muchos en el mundo del periodismo y de la comunicación:

"97. Las organizaciones de medios de comunicación y las plataformas en línea deben dejar de encubrir la propaganda bajo la apariencia de periodismo. Con ese fin, deben: 

a) Verificar las afirmaciones de las partes beligerantes antes de publicarlas y emitir rectificaciones con la misma visibilidad; 

b) Poner fin a las represalias contra periodistas por expresiones relacionadas con Palestina y reparar los daños causados; 

c) Cesar la eliminación arbitraria de informaciones relativas a posibles crímenes internacionales y proporcionar explicaciones transparentes y mecanismos de recurso; 

d) Llevar a cabo una diligencia debida reforzada en materia de derechos humanos y derecho internacional, especialmente en situaciones que presenten un riesgo grave de que se cometan crímenes atroces, incluido el genocidio; 

e) Conservar los contenidos que documenten posibles crímenes internacionales y ponerlos a disposición de los mecanismos de rendición de cuentas, con sujeción a las salvaguardias adecuadas. 

98. El Fiscal de la Corte Penal Internacional debe investigar la incitación directa y pública a cometer genocidio por parte de funcionarios gubernamentales y figuras mediáticas en el marco de la investigación en curso sobre Palestina. 

99. Las organizaciones de periodistas, la sociedad civil y el público deben defender a quienes documentan atrocidades, exigir rendición de cuentas y mantener la atención sobre los periodistas detenidos y desaparecidos; asimismo, nunca deberían olvidar que el periodismo deja de cumplir su función pública cuando se limita a reproducir las afirmaciones del poder en lugar de someterlas a un escrutinio riguroso".


Algunas reflexiones sobre la inclaudicable labor de Francesca Albanese

La lectura integral de este último informe se recomienda para entender mucho mejor el proceso de deshumanización de las víctimas palestinas al que se han prestado innumerables salas de redacción en todo el mundo, y la instrumentalización política del dolor de las víctimas israelíes del ataque sufrido el 7 de octubre del 2023 por parte de las actuales autoridades israelíes.

 Adicionalmente, la poca solidaridad de importantes gremios de comunicadores con los periodistas asesinados deliberadamente por Israel en Gaza (pero también en el Líbano) evidencia el nivel al que se ha podido llegar por parte de algunos directivos de estas entidades (incluyendo los gremios de la prensa en Costa Rica). Dicho sea de paso, en el caso de Costa Rica, no se ha escuchado nada en tres largos años por parte del Colegio de Médicos sobre la situación imperante en Gaza, la destrucción sistemática de la red hospitalaria y de ambulancias, el asesinato deliberado de médicos palestinos o su encarcelamiento injustificado por parte de Israel, el recurso retierado al la técnica del "double tap air strike" que permite eliminar físicamente a socorristas y personal de primeros auxilios que llegan con ocasión de un primer bombardeo, o el hecho que Gaza concentre la mayor cantidad de niños amputados en todo el mundo. El último "double tap air strike" se verificó el pasado 18 de septiembre (véase nota de The Guardian).

Recientemente tuvimos la ocasión de referirnos a la tercera conmemoración de esta fatídica fecha, haciendo ver que uno tras uno, los "mitos" de la narrativa oficial israelí poco poco se van desvaneciendo, en particular gracias a la valiente y sostenida labor de periodistas de investigación israelíes, y en particular el "mito" según el cual el ataque del 7 de octubre del 2023 tomó totalmente por sorpresa y desprevenidas a las máximas autoridades israelíes: véase al respecto nuestra nota titulada "A tres años del 7 de octubre del 2023 : genocidio, crímenes y límites de la manipulación de la información". 

Pese a una intensa campaña de desprestigio contra la jurista Francesca Albanese por parte de Israel y de Estados Unidos, ampliada por los círculos afines y varias cadenas internacionales de noticias, España en mayo del 2026 le otorgó la máxima distinción del Orden al Mérito Civil (véase comunicado oficial del Palacio de la Moncloa). Se trata de un reconocimiento de España a su persistente labor de documentación y de denuncia, y que bien podría inspirar a muchos otros Estados y entidades en el mundo dada la contundencia de sus informes y sobre todo, la justeza de sus análisis, desde su primer informe titulado "Anatomía de un genocidio" (véase enlace).

En el caso de Costa Rica, la UCR le otorgó su máxima distinción, el Doctorado Honoris Causa, que debería venir a recibir en los próximos meses (véase artículo del Semanario Universidad de marzo del 2026). En abril del 2025 se informó de un intento por parte de un egresado de la UCR de restarle validez a esta decisión del Consejo Universitario de la UCR, el cual como era de prever fracasó (véase nota del Semanario Universidad). No se tiene idea exacta del número de egresados de la UCR como para valorar la pertinencia de las "gestiones" realizadas por un solo egresado en contra la decisión de la máxima instancia dentro de la UCR.


Un nuevo informe de Francesca Albanese que interpela a muchos también en Costa Rica

Más allá de la importancia relativa otorgada a una gestión fracasada, este informe de Francesca Albanese debería interpelar en Costa Rica al gremio de la comunicación y del periodismo, así como en muchas otras partes del mundo. 

Es muy posible que este nuevo informe le depare a su autora nuevas campañas de Israel y de Estados Unidos (y de sus círculos de influencia) tendiente a intimidarla y a desacreditarla, y esta vez con la complicidad de algunas salas de redacción de medios citados en su informe. 

En febrero del 2026, una "fake new" sirvió de pretexto para que Francia anunciara que la acusaría oficialmente de antisemitismo en Naciones Unidas: un burdo montaje al que se prestaron las actuales autoridades galas, analizado en esta nota de este medio de prensa digital. Sin dejarse en lo más mínimo intimidar su "Réponse a mes détracteurs" publicada en Le Monde Diplomatique  (véase enlace) un mes después, hizo ver lo maleable que puede resultar la diplomacia gala a veces cuando se trata de acusar de algo a los críticos al accionar insensato de Israel en Gaza. A raíz de tan indecoroso papelón de las máximas autoridades en Francia, una asociación de juristas depositó una demanda ante la justicia francesa contra las autoridades galas por propagación de hechos falsos (véase comunicado cuya lectura se recomienda).

Recientemente, la técnica consistiendo en intimidar a voces críticas sobre lo que ocurre en Gaza y a periodistas de investigación israelíes se volvió a verificar en el caso de los directores del documental "Naza" presentado durante la Bienal de Venezia del 2026, y que provocó una larga ovación de los presentes (véase nota de RSF al respecto): este documental no solamente atemoriza a círculos políticos y militares en Israel, como bien lo apunta desde el mismo titular este artículo publicado en Magazine+972 en Israel. Cabe precisar que el estreno de este documental previsto para el pasado 10 de octubre en la capital costarricense fue sorpresivamente cancelado, sin explicación alguna por una sala de cine costarricense (véase nota del Semanario Universidad). Otras salas de cine confirmaron posteriormente su total anuencia y disposición a proyectarlo en días venideros, con lo cual las "gestiones" para impedir su proyección en Costa Rica también fracasaron para sus autores (véase nota de Delefoco): sobre estas  últimas "gestiones", agradecemos desde ya a nuestros estimables lectores ayudarnos a conocer más en detalle el origen de las mismas, que al parecer impresionaron a algunos directivos (y ello pese al reconocimiento internacional generalizado obtenido por este valioso documental). Pueden si lo desean enviar los documentos que se consideren pertinentes o de utilidad a : cursodicr(a)gmail.com. Claro está, el cancelar a último momento esta proyección despertó el interés de muchos más en Costa Rica y se debe desde este punto de vista "agradecer" la publicidad adicional generada que detalla esta nota publicada en el medio digital Delfino.cr. Probablemente el mismo efecto se observe al confirmarse otra maniobra bastante burda que explica de manera muy detallada esta reciente nota del programa radial Doble Check de la UCR y titulada "Impact Channel fabricó noticia sobre presión para exhibir ‘Naza’ en Cine Magaly".

La actuales autoridades de Costa Rica (y las anteriores correspondientes al período 2022-2026) se ha alineado como nunca con Israel y con Estados Unidos, con una Presidente que considera ahora oportuno transferir la embajada de Costa Rica en Israel de Tel-Aviv a Jerusalén y aprobar un Tratado de LIbre Comercio (CTLC) con Israel: véase al respecto este artículo publicado en El Pais (España) en mayo del 2026 así como nuestra nota publicada en septembre del 2026 y titulada: 

"Se puede fomentar el libre comercio ... ¿ignorando obligaciones jurídicas internacionales? A propósito del trámite de aprobación del TLC entre Costa Rica e Israel", disponible en este enlace. 

Costa Rica se "destaca" también en todo el mundo por el hecho que su Presidente hiciera mofa en una conferencia de prensa del drama indecible que vive la población en Gaza (véase nota del Semanario Universidad del 4 de julio del 2025): se trata del único jefe de Estado en el mundo registrado en burlarse de esta manera de la situación prevaleciente en Gaza (Nota 2). Otro punto "destacado" resulta del hecho que nunca antes un Ministro de Relaciones Exteriores en ejercicio había recibido un premio como el premio "Jerusalén" (Nota 3) en el ejercicio de sus funciones (véase comunicado oficial del Ministerio de Relaciones Exteriores de Costa Rica del 24 de agosto del 2026).


A modo de conclusión

Francesca Albanese es una mujer muy valiente: y no sería la primera vez que luego de conocerse este último informe, se busque silenciarla e intimidarla. En efecto, en el mes de julio del 2025, tuvimos la oportunidad de analizar en una nota publicada en el portal de la misma UCR, las insólitas sanciones adoptadas por Estados Unidos en contra de esta imperturbable jurista italiana en un texto (Nota 4) en que ya concluíamos en aquel momento que:

"Las ya habituales vociferaciones y gesticulaciones de todo tipo a las que Israel y la actual administracion norteamericana han procedido para descalificar la labor de Francesca Albanese, ya no impresionan mayormente, salvo algunos pequeños círculos que gravitan alrededor de las embajadas de Israel". 

Inclaudicable e incansable en su lucha por las víctimas de atrocidades, son las características que llevaron también a otorgarle a una jurista excepcional el premio Nobel de la Paz, el pasado 9 de octubre a la jueza sudafricana Navanethem Pillay (más conocida como Navi Pillay): este prestigioso premio viene a recompensar su imperturbable labor en favor del derecho y de la justicia para las víctimas, siendo en los últimos años llamada a presidir la Comisión de Investigación Independiente sobre la situación en Palestina, cuyos informes están disponibles desde el 2021 en este enlace oficial de Naciones Unidas. Una de sus primeras intervenciones públicas después del 7 de octubre del 2023 (en abril del 2024) resuena como una clara advertencia desoída por muchos Estados: véase al respecto el texto integral de su intervención. 

En el informe de septiembre del 2025, las conclusiones de esta comisión fueron contundentes: desde el punto de vista jurídico, es un genocidio lo que se observa en Gaza (véase enlace oficial e informe presentado en aquella ocasión y video de su conferencia de prensa). 


- - Notas - - 

Nota 1: En el mes de octubre, tuvimos la ocasión de referirnos al "asedio total" anunciado por Israel, que se confirmaría semanas después de su anuncio, ampliado a bombardeos masivos de zonas urbanas densamente pobladas de Gaza: véase  BOEGLIN N., "Voz experta: Ataque de Hamás desde Gaza y el "asedio total" de Gaza anunciado como respuesta israelí", sitio oficial de la UCR, edición del 30 de octubre del 2023. Texto integral disponible aquí. Una versión anterior se publicó en ElMundo.cr, y ello desde el mismo 10 de octubre del 2023 (véase texto).


Nota 2: Estas declaraciones del mandatario costarricense provocaron una reacción indignada de un intelectual de ascendencia judía radicado en Europa, que reportó el 3 de julio del 2025 esta nota de La Nación titulada “Respuesta de Rodrigo Chaves sobre niños en Gaza y TLC con Israel desata fuerte reacción de filósofo judío”. Dicho sea de paso, es este mismo intelectual el que ha sido invitado a impartir una conferencia magistral sobre Gaza que organizó la Facultad de Ciencias Sociales (FCS) de la UCR, el pasado 24 de septiembre (véase volante así como el video completo de la charla realizada, que se recomienda visualizar).


Nota 3: Usualmente los premios Jerusalén en América Latina vienen a premiar a profesionales de la comunicación, sea columnistas, analistas o periodistas: en el caso de Uruguay, el denominado "Premio Jerusalén" fue otorgado en el 2026 a un periodista (véase emisión de la televisión uruguaya). En el caso de Colombia, en el 2025, este mismo premio también fue otorgado a un periodista y columnista (véase enlace). Siempre con respecto a Costa Rica, este mismo premio fue otorgado a un ex diplomático en el año 2022 (véase nota de prensa).


Nota 4: Véase BOEGLIN N.,  "Voz experta: Gaza-Israel: desde una Costa Rica omisa, apuntes sobre las sanciones de Estados Unidos contra Francesca Albanese", sitio oficial de la UCR, edición del 22 de julio del 2025. Texto integral disponible aquí. 


jueves, 8 de octubre de 2026

Gaza / Israel: desde una Costa Rica omisa, análisis al cumplirse tres años desde el 7 de octubre del 2023. Crímenes internacionales, complicidades y los límites de la manipulación de la información

 

"Lo que está ocurriendo en Gaza no es una operación militar, es una agresión a gran escala contra nuestro pueblo. Son masacres contra civiles inocentes. Nada en el derecho natural ni en el derecho internacional permite atacar a civiles y perpetrar contra ellos ataques tan indiscriminados y bárbaros  /  What is happening in Gaza is not a military operation, it is a full-scale assault against our people. It is massacres against innocent civilians. Nothing in natural law or international law allows for the targeting of civilians and such indiscriminate, barbaric attacks against them" 

(Intervención realizada por el representante de Palestina ante el Consejo de Seguridad de Naciones Unidas, en su sesión del 16 de octubre del 2023 (véase acta S/PV/9439, en página 9 / Statement made by the representative of Palestine to the United Nations Security Council, at its meeting on 16 October 2023 (see verbatim  S/PV/9439, at page 9)


Gaza  /  Israel: desde una Costa Rica omisa, análisis al cumplirse tres años desde el 7 de octubre del 2023. Crímenes internacionales, complicidades y los límites de la manipulación de la información

Nicolas Boeglin, Profesor de Derecho Internacional Público, Facultad de Derecho, Universidad de Costa Rica (UCR). Contacto: nboeglin(a)gmail.com


Al conmemorarse tres años desde el ataque perpetrado por el Hamás contra Israel, el 7 de octubre del 2023, han sido innumerables los artículos de prensa recordando aquella trágica mañana para 1251 israelíes que perdieron la vida ese mismo día, y el cautiverio que iniciaría ese mismo día para 250 rehenes israelíes y para sus familiares: este último tomó fin para los últimos 20 rehenes, el 13 de octubre del 2025, luego de la firma de un supuesto "Plan de Paz" para Gaza que nunca lo fue. 

Incontables también han sido los artículos reproduciendo testimonios de las familias israelíes afectadas, y los planes y proyectos de vida truncados que significó esta trágica fecha para muchas de ellas. 


La persistente omisión sobre la tragedia indecible que sufren las familias palestinas de Gaza

No obstante, pocos han sido los artículos en indicar que fue esta misma tarde/noche del 7 de octubre del 2023 en que Israel iniciaría una ofensiva militar contra civiles palestinos, con bombardeos indiscriminados y desproporcionales en zonas densamente pobladas de Gaza, que se han mantenido hasta este 7 de octubre del 2026: se trata de una verdadera operación de "venganza" contra una población civil desarmada, nunca antes observada por parte de un ejército. Al tratarse de uno de los  mejores ejércitos del mundo, beneficiando del mejor presupuesto, y acompañado de los mejores servicios secretos (dotados de lo último en materia tecnológica, rastreo, geolocalización e intercepción de escuchas), el recurrir a bombardeos indiscriminados sobre campamentos de desplazados y zonas densamente pobladas, revela la clara intención destructora del ejercito israelí. 

Para esta fecha del 7 de octubre del 2026, fueron escasos los testimonios que pudimos escuchar recogidos en los medios de prensa internacionales de familias palestinas en Gaza o fuera de ella, afectadas por esta tragedia que no ha terminado, y que sigue sumando más dolor cada semana desde aquella fatídica fecha.

Esta omisión bastante notable y notoria se desprende de la revisión de lo que se publicó el 7 de octubre del 2026 en los principales medios de prensa: responde en gran parte al paulatino proceso de deshumanización de la población palestina de Gaza, al que se han prestado innumerables salas de redacción, articulistas y columnistas en muchas partes del mundo desde hace tres años. Este mismo proceso de deshumanización en los principales medios de prensa se constata luego de bombardeos de Israel en zonas urbanas densamente pobladas registradas en lo que va del año 2026 en el Líbano asi como en Irán. Las recientes exacciones de Israel en Siria denunciadas por Naciones Unidas (véase comunicado del 9 de octubre) auguran un tratamiento periodístico similar para las víctimas sirias.

En el caso de la situación observada en Cisjordania, en diciembre del 2023, fue el mismo Alto Comisionado para los Derechos Humanos de Naciones Unida el que denunció el discurso deshumanizante por parte de las autoridades y de sectores políticos en la misma Israel (véase comunicado oficial de Naciones Unidas). 

En Costa Rica, tuvimos una primera ocasión en mayo del 2024 en una entrevista radial de explicar los diversos elementos de la narrativa oficial israelí tendientes a asimilar a toda la población de Gaza al Hamás, para luego proceder a minimizar los alcances de las exacciones inflingidas a esta población por parte del ejército israelí, recurriendo para ello a un sútil juego semántico (véase enlace).



Foto de escolares en una escuela en Gaza al reinicio del ciclo lectivo, extraída de la portada del informe de Naciones Unidas sobre la situación humanitaria en el territorio palestino al 2 de octubre disponible en este enlace

Varios autores han denunciado en Israel la instrumentalización política del dolor de las familias israelíes (véase entrevista de Democracy Now al respecto con una reconocida intelectual de ascendencia judía), la cual, acompañada de una instensa campaña de comunicación a nivel global, no ha hecho sino acentúar aún más este proceso de deshumanización de todas las víctimas no israelíes.

En el caso de Gaza, este reciente reportaje de la cadena de noticias AlJAzeera (véase enlace) pone en evidencia las instrucciones internas en varias salas de redacción de grandes medios internacionales en Europa y en Estados Unidos para asegurar, desde hace ahora tres años, una cobertura periodística en la que se maquillen estas exacciones a repetición del ejército israelí y se minimize el daño sufrido por la población civil palestina: resulta notoria la reacción airada del locutor al uso del término "genocidio" por parte del entrevistado que se puede apreciar en este reportaje de la cadena de noticias catarí, y que debería interpelar a muchos en Europa, Canadá y en Estados Unidos, así como también en América Latina y en otras latitudes. Este otro reportaje de la misma cadena difundido este 11 de octubre detalla lo maleable que algunos han resultar ser en la prensa norteamericana para favorecer la imagen de Israel.

Como otro ejemplo de la forma tan omisa de "informar" al mundo, este comunicado oficial de varias entidades de la sociedad civil palestina pasó totalmente desapercibido así como este comunicado de una ONG en derechos humanos palestina. En ambos casos se recomienda su lectura detallada, al tratarse de textos que solicitan a tres años de conmemorarse el 7 de octubre del 2023 una única exigencia al resto de la comunidad internacional: justicia para las víctimas palestinas.

Estos y muchos otros hallazgos sobre la forma tan peculiar de "informar" al mundo por parte de diversas agencias internacionales de noticia y medios de prensa desde hace tres años, forman parte del último informe de la Relatora Especial sobre el Territorio Palestino Ocupado, la jurista italiana Francesca Albanese, titulado "Truth under the rubble: media in the time of genocide" disponible en este enlace (en francés) y en este otro (en inglés). Su lectura completa se recomienda. Una rápida consulta con cualquier motor de búsqueda en la red evidencia la muy poca difusión de este último informe de Francesca Albanese, pese a haber sido traducido a los idiomas oficiales Naciones Unidas (véase enlace). Su versión en castellano está disponible en este enlace. y nos permitimos reproducir sus últimas tres recomendaciones, las cuales deberían interpelar a muchos en el mundo de la comunicación y del periodismo:

"97. Las organizaciones de medios de comunicación y las plataformas en línea deben dejar de encubrir la propaganda bajo la apariencia de periodismo. Con ese fin, deben: 

a) Verificar las afirmaciones de las partes beligerantes antes de publicarlas y emitir rectificaciones con la misma visibilidad; 

b) Poner fin a las represalias contra periodistas por expresiones relacionadas con Palestina y reparar los daños causados; 

c) Cesar la eliminación arbitraria de informaciones relativas a posibles crímenes internacionales y proporcionar explicaciones transparentes y mecanismos de recurso; 

d) Llevar a cabo una diligencia debida reforzada en materia de derechos humanos y derecho internacional, especialmente en situaciones que presenten un riesgo grave de que se cometan crímenes atroces, incluido el genocidio; 

e) Conservar los contenidos que documenten posibles crímenes internacionales y ponerlos a disposición de los mecanismos de rendición de cuentas, con sujeción a las salvaguardias adecuadas. 

98. El Fiscal de la Corte Penal Internacional debe investigar la incitación directa y pública a cometer genocidio por parte de funcionarios gubernamentales y figuras mediáticas en el marco de la investigación en curso sobre Palestina. 

99. Las organizaciones de periodistas, la sociedad civil y el público deben defender a quienes documentan atrocidades, exigir rendición de cuentas y mantener la atención sobre los periodistas detenidos y desaparecidos; asimismo, nunca deberían olvidar que el periodismo deja de cumplir su función pública cuando se limita a reproducir las afirmaciones del poder en lugar de someterlas a un escrutinio riguroso".

Pese a una intensa y sostenida campaña de desprestigio en contra de la jurista Francesca Albanese por parte de Israel y de Estados Unidos, ampliada con el acompañamiento de sus círculos afines y varios medios de prensa, España en mayo del 2026 le otorgó la máxima distinción del Orden al Mérito Civil (véase comunicado oficial del Palacio de la Moncloa): un reconocimiento a su persistente labor de documentación y de denuncia, y que bien podría inspirar a muchos otros Estados y entidades en el mundo. 

En el caso de Costa Rica, la UCR le otorgó su máxima distinción, el Doctorado Honoris Causa, que debería venir a recibir en los próximos meses (véase artículo del Semanario Universidad de marzo del 2026). En abril del 2025 se informó de un intento por parte de un egresado de la UCR de restarle validez a esta decisión del Consejo Universitario de la UCR, la cual como era de prever fracasó (véase nota del Semanario Universidad). No se tiene idea del número de egresados de la UCR como para valorar la pertinencia de las "gestiones" realizadas por un solo egresado contra la decisión de la máxima instancia dentro de la UCR. En julio del 2025 tuvimos la oportunidad de analizar en una nota publicada en el portal de la misma UCR, las insólitas sanciones adoptadas por Estados Unidos en contra de esta valiente jurista italiana (véase enlace), que concluimos señalando que:

"Las ya habituales vociferaciones y gesticulaciones de todo tipo a las que Israel y la actual administracion norteamericana han procedido para descalificar la labor de Francesca Albanese, ya no impresionan mayormente, salvo algunos pequeños círculos que gravitan alrededor de las embajadas de Israel". 


La justicia y el derecho internacional como horizonte

Contrario a este verdadero cerco informativo campante en muchas partes del mundo, incluida Costa Rica, cuando se trata denunciar y calificar jurídicamente las exacciones cometidas por Israel en el territorio palestino, el cerco de la justicia internacional se ha ido cerrando sobre Israel como Estado, y sobre sus actuales dirigentes, con:

-  dos órdenes de arresto desde noviembre del 2024 siempre vigentes contra el actual Primer Ministro de Israel y su Ex Ministro de Defensa emitidas por la justicia penal internacional de La Haya, y con; 

- una acción interpuesta por Sudáfrica contra Israel por genocidio que se tramita en La Haya desde diciembre del 2023, apoyada por Estados tan diversos como Bélgica, Belice, Bolivia, Brasil, Chile, Colombia, Cuba, España, Irlanda, Islas Maldivas, México, Namibia, Países Bajos y Turquía. 

En octubre del 2025, tuvimos la ocasión de analizar el alcance de este cerco de la justicia internacional desde una Costa Rica completamente omisa, en nuestra nota titulada: "Gaza / Israel: el cerco de la justicia internacional y una Costa Rica ... completamente inaudible ".



Foto extraída de artículo de prensa publicado en Israel y titulado "Gaza´s lost generation. The students left behind three years of war" (Magazine+972,  edición del 8 de octubre del 2026). Texto integral disponible en este enlace

En el caso de militares responsables de todo tipo de crímenes pero también diversos profesionales israelíes que se han prestado para participar a exacciones en Gaza y en cárceles israelíes contra detenidos palestinos, la Fundación Hind Rajab  (véase sitio) registra las diversas acciones legales emprendidas ante la justicia nacional en muy diversos Estados en el mundo. 

El otorgamiento del Nobel de la Paz este 9 de octubre a una gran jurista como la jueza sudafricana Navanethem Pillay (más conocida como Navi Pillay) viene a premiar su labor inclaudicable en favor del derecho y de la justicia para las víctimas, siendo en los últimos años llamada a presidir la Comisión de Investigación Independiente sobre la situación en Palestina, cuyos informes están disponibles desde el 2021 en este enlace oficial de Naciones Unidas. Una de sus primeras intervenciones públicas después del 7 de octubre del 2023 (en abril del 2024) resuena como una clara advertencia desoída por muchos en el mundo: véase al respecto el texto integral de su intervención. 

En el informe de septiembre del 2025, las conclusiones de esta comisión fueron contundentes: es un genocidio lo que se observa en Gaza (véase enlace oficial e informe presentado en aquella ocasión y video de su conferencia de prensa). 

Este análisis realizado por Democracy Now con destacados juristas este 9 de octubre detalla el alcance y el significado del Nobel de la Paz en su edición del 2026. 

La versión en castellano del último informe de esta Comisión de Investigación de Naciones Unidas (junio del 2026) está disponible en este enlace: en el caso de nuestros estimables lectores en Costa Rica, se recomienda transmitir (discretamente) a los actuales jerarcas de la Promotora de Comercio Exterior (PROCOMER) y del Ministerio de Comercio Exteriore (COMEX)  así como de otras entusiastas entidades costarricenses que fomentan el libre comercio con Israel, lo que plantea el punto 93 (así como a la nueva titular de la diplomacia costarricense, que estrenará sus funciones oficialmente la próxima semana en la Casa Amarilla). La contundencia de la intervención del ex canciller de Costa Rica en el período (2006-2010) pronunciada el pasado 8 de octubre del 2026 en el Salón de Expresidentes de la Asamblea Legislativa (véase video) también puede serles de gran utilidad: dicho sea de paso, se trata de la primera participación en un evento público sobre Gaza de un ex canciller costarricense. La totalidad de las exposiciones de este concurrido foro sobre la infancia palestina en Gaza y el Tratado de Libre Comercio entre Costa Rica e Israel al que participó el ex canciller costarricense en la Asamblea Legislativa, está disponible en este enlace.

Siempre con relación a Costa Rica, recientemente analizamos la obligaciones internacionales que ignora Costa Rica al empecinarse en aprobar un TLC con Israel: véase al respecto nuestra nota titulada "Se puede fomentar el libre comercio ... ¿ignorando obligaciones jurídicas internacionales? A propósito del trámite de aprobación del TLC entre Costa Rica e Israel". 

Este oficio de Casa Presidencial en Costa Rica  de finales enero del 2026  en respuesta a un ciudadano costarricense, debería plantear algunas interrogantes muy válidas sobre el conocimiento (bastante relativo en nuestra opinión) que se tiene sobre el alcance exacto de las obligaciones internacionales de Costa Rica (véase documento).

Es de notar que el otorgamiento del Nobel de la Paz se da en plena escalada de Estados Unidos contra la Corte Penal Internacional (CPI) que integró Navi Pillay en el período (2003-2012): ya no se trata de sanciones contra su personal, en particular contra su fiscal y sus jueces como personas, sino ahora contra la CPI como institución (véase comunicado oficial de Estados Unidos del 9 de octubre respondido el mismo día por comunicado oficial  de la CPI así como este video con las declaraciones de la Presidenta de la CPI denunciando esta nueva insólita iniciativa del actual ocupante de la Casa Blanca). Nótese la cercanía de la fecha escogida  para anunciar estas sanciones con respecto al 7 de octubre, una cercanía similar al supuesto "Plan de Paz" en Gaza del 2025, con un ultimatum para firmarlo al Hamás por parte de Estados Unidos fijado al 3 de octubre del 2025.

Este comunicado la organización Human Rights Watch y este otro de Amnistía Internacional denuncian estas sanciones de Estados Unidos contra la CPI. D eigual manera esta comunicado conjunto de Alemania, Canadá, Dinamarca, Francia, Italia, Japón, Países Bajos y Reino Unido. Será de interés en América Latina observar cuáles Estados se manifestarán de similar manera o si sucumbirán a las presiones de Estados Unidos y de Israel: de antemano resulta innecesario esperar alguna manifestación en favor de la justicia penal internacional de La Haya por parte de Argentina, Bolivia, Colombia, Perú y Paraguay.

Más allá de las diversas iniciativas de Estados Unidos para desviar la atención sobre Gaza, en particular de cara al pasado 7 de octubre, este otro reportaje de la misma prensa israelí publicado en el TimesofIsrael revela cosas de una persona muy cercana al Primer Ministro el 7 de octubre del 2023 y que ha decidido finalmente salir de su silencio (véase enlace). 


Un genocidio que sigue su curso en Gaza

El último informe de Naciones Unidas sobe la situación en Gaza al 6 de octubre del 2026 está disponible en este enlace, y se recomienda su lectura completa: en las cifras consignadas de personas fallecidas de 74.032 personas, se contabilizan 21.283 niños y 10.983 mujeres así como 5.100 adultos mayores. 

No está de más recordar que las autoridades sanitarias de Gaza únicamente registran cuerpos identificados, por lo que la cifra de víctimas mortales es mucho mayor al yacer bajo escombros de inmuebles bombardeados una cantidad desconocida de cuerpos sin vida. Con respecto a los heridos de gravedad palestinos, la red hospitalaria en Gaza no está en capacidad desde hace muchos meses de ofrecerles los cuidos requeridos, por lo que muchos están destinados a una muerte segura. 

Se puede útilmente completar la lectura del informe anterior con la del informe de lo que ha ocurrido en los demás territorios palestinos ocupados (al 2 de octubre) en los que la arremetida de colonos contra familias palestinas en Cisjordania sigue su curso, así como la demolición accelerada de casas en Jerusalén Oriental (véase informe).

Con respecto a la salud mental de algunos en Israel, este reportaje de la televisión francesa refiere a una cifra que oscila entre 50.000-70.000 reservistas y militares en Israel, que sufren del Sindrome Post Traumático (véase enlace) al regresar de Gaza, con muchos de ellos que terminan por suicidarse, dado el tipo de instrucciones de sus superiores que debieron acatar durante los días que portaron el uniforme en Gaza. 


Los verdaderos "mitos" de la narrativa oficial israelí que se van desvaneciendo con el paso del tiempo

Como parte de la narrativa oficial israelí, a tres años del 7 de octubre del 2023 se confirma lo que tempranamente muchos observadores y analistas militares  advirtieron: ninguna operación militar israelí masiva en Gaza, por más violenta sea, puede pretender "erradicar" al Hamás, cuyos combatientes se renuevan así como sus liderazgos. El nivel de violencia ejercido por Israel en Gaza es tal que el Hamás ha logrado reclutar a jóvenes y a adultos tanto en Gaza como también en Cisjordania en los últimos años, territorio palestino en el que su influencia política era mucho menor antes del 7 de octubre del 2023.

El otro gran "mito" consistió en hacer creer desde la misma tarde/noche del 7 de octubre  a la opinión pública israelí y mundial que estas operaciones militares permitirían "liberar a los rehenes": todos los rehenes liberados por el Hamás lo fueron luego de pactarse un acuerdo negociado entre Israel y el Hamás. Tres de ellos que lograron burlar la vigilancia de su custodios fueron ultimados en diciembre del 2023 (véase nota de CNN) por... el mismo ejército israelí, pese a portar una bandera blanca e inscripciones en hebreo en sus camisetas. Este triste episodio reveló el tipo de instrucciones recibidas por los militares israelíes enviados a Gaza: "dispara a matar primero". Estas recientes revelaciones por parte de ex personeros de la administración norteamericana publicadas en el TimesofIsrael (véase enlace) demuestran que el Primer Ministro torpedeó en el 2024 la posibilidad de un acuerdo pactado con el Hamás para la liberación de los rehenes, al ordenar repentinamente a su equipo negociador nuevas condiciones.

Pero uno de los mayores mitos mantenidos por el aparato oficial de comunicación israelí en estos tres años, entre otros más, es el haber presentado el ataque del 7 de octubre del 2023 como un ataque que tomó completamente por sorpresa a las máximas autoridades israelíes: revelaciones hechas por Haaretz el 8 de septiembre (véase enlace) en Israel obligaron al Primer Ministro a volar urgentemente a Emiratos Árabes Unidos para pedirle a su máxima autoridad que niegue lo revelado por Haaretz (véase enlace a nota de prensa del mismo medio israelí), días después de anunciar que llevaría a los periodistas israelíes responsables de esta filtración ante la justicia israelí (véase nota de la BBC). La técnica consistiendo en intimidar a periodistas de investigación israelíes también se aplicó a los directores del documental "Naza" presentado durante la Bienal de Venezia del 2026, y que provocó una larga ovación de los presentes (véase nota de RSF al respecto): este documental no solamente atemoriza a círculos políticos y militares en Israel, como bien lo apunta desde el mismo titular este artículo publicado en Magazine+972 en Israel. Por cierto, siempre para nuestros estimables lectores de Costa Rica, el estreno de este documental previsto para este 10 de octubre en la capital costarricense, fue sorpresivamente cancelado, sin explicación alguna por una sala de cine costarricense (véase nota del Semanario Universidad). 

Con respecto a lo indicado en este artículo del WallStreetJorunal sobre otra advertencia recibida por la oficina del Primer Ministro israelí días antes del 7 de octubre, esta vez por parte de los servicios de inteligencia de Egipto (véase artículo), al parecer enjuiciar desde Israel a periodistas de investigación ante tribunales norteamericanos resulta más complejo que ante la justicia israelí. 

Estas y muchas otras revelaciones hacen ver que la oficina del Primer Ministro ignoró un sinnúmero de advertencias semanas y días antes del 7 de octubre del 2023: dicho en otras palabras, la máxima autoridad en Israel estaba al tanto de los planes de ataque del Hamás y sabía que se daría en los primeros días del mes de octubre del 2023. Este muy completo reportaje difundido en Francia (véase enlace a versión ampliada) en días recientes revela que el apoyo económico al Hamás por parte de Catar desde el 2018 formaba parte de una estrategia asumida por parte del actual Primer Ministro israelí. 

Estas revelaciones explican en gran parte los pretextos a los que, tanto el actual Primer Ministro como su coalición extremista en la Knesset, han recurrido para evitar a toda costa la creación de una comisión de investigación independiente en Israel que examine las circunstancias exactas en las que tuvo lugar el ataque del Hamás y las responsabilidades en el seno de los altos mandos israelíes por lo sucedido el 7 de octubre del 2023.

La irresponsabilidad de los estrategas de la oficina del Pimer Ministro es aún mayor si se considera que:

-  el festival Nova de música en la que perdieron la vida la mayoría de las muy jóvenes víctimas israelíes el 7 de octubre del 2023, se realizó en Israel a escasos kilómetros de la frontera con Gaza, y que; 

-  los batallones de soldados israelíes usualmente vigilando la frontera con Gaza fueron semanas antes, trasladados a Cisjordania.

Al respecto, quisiéramos creer que el profundo dolor que ha embargado a muchas familias en Israel desde el 7 de octubre del 2023 no los alejará de la rendición de cuentas al que deben someterse sus actuales autoridades y de la exigencia de justicia ante semejante irresponsabilidad. 


A modo de conclusión

Cada víctima palestina que sigue cayendo cada semana en Gaza, pero también en Cisjordania, o que queda gravemente herida luego de un bombardeo, es un proyecto de vida que se trunca, aunado a un profundo dolor que embarga a todos sus familiares. Una niñez que sufre amputaciones en Gaza (con la tasa más alta registrada en el mundo), obligada a vivir bajo carpas de fortuna desde hace tres años en el caso de muchos niños, rodeada de un campo de ruinas y padeciendo de malnutrición severa y con poco acceso a servicios de salud, reúne a muchos otros proyectos en la vida de un ser humano que se ven dramáticamente alterados. Pese a la obviedad de las afirmaciones anteriores, no se logró mayormente reflejar el indecible drama al que Israel somete la población palestina y que se ha repetido una y otra vez desde hace tres años, en las páginas y en los sitios de los principales medios de prensa internacionales y nacionales en su edición del pasado 7 de octubre. 

Más allá de esta consternante realidad en materia de cobertura periodística, de la que esperemos tomen conciencia nuestros estimables lectores, los activistas y defensores de Palestina y muchas otras entidades nacionales e internacionales abocadas a la defensa de la justicia y del derecho internacional saben que la desesperada arremetida contra la justicia penal internacional de La Haya por parte de Estados Unidos persigue un solo y único objetivo: garantizar a toda costa la impunidad de los dirigentes de Israel y la ausencia de justicia para las víctimas palestinas.